Fin de la Martinique - Impressions
Ile française dans la mer des Caraïbes, dans les Petites Antilles. On y parle le français et le créole martiniquais.
On a visité la grande majorité des 34 communes pendant notre séjour de 21 jours, grâce à notre voiture louée, une toute petite Kia Picanto.
Parmi les points qui m'ont frappés, la température de la côte ouest est plus stable que sur la côte est. La pluie y est plutôt rare (en mars) tandis que c'est plus variable quand on est du côté de l'Atlantique. Et ce, même si les prévisions météo ne parlent pas de pluie. Même au point où les prévisions disent que c'est actuellement peu nuageux et pourtant, il pleut!!!
L'attrait principal demeure ses multiples plages qu'on retrouve tout le tour de l'île qui fait un peu plus de 1000 km2, la plus intéressante et la plus belle étant la "plage des Salines". Celle des Anses d'Arlet est aussi à souligner au passage.
En ce qui concerne les attraits touristiques, il reste beaucoup de travail à faire. Soit les sites sont introuvables (les pétroglyphes en sont un bon exemple), soit le stationnement est pratiquement inexistant et on doit se stationner sur le côté de la route, rendant ardu le croisement entre 2 véhicules. Certains sites (l'anse aux couleuvres) est aussi victime de sa popularité : beaucoup trop de gens veulent y aller ce qui cause un bouchon de circulation quand on approche, et qui rend compliqué toute manoeuvre pour faire un 180 degrés (au risque de débarquer du bitume et se retrouver avec une roue dans le fossé et d'entendre le dessous du véhicule frotter sur l'asphalte).
Par contre, l'amabilité et la courtoisie de ses habitants sont 2 caractéristiques qui sautent aux yeux, dès qu'on interagit avec eux. On se salue à la laverie, on se souhaite bonne journée, on lance un "bon appétit " quand on marche sur le trottoir et qu'on passe près d'une fenêtre de resto où un couple est en train de déjeuner, etc...
Mais comme dans beaucoup de pays du "sud", la pauvreté est très présente. On voit des bâtisses à l'allure délabrée mais qui ont quand même une corde à linge remplie dans la cour arrière. Il ne semble pas y avoir de dépotoir à voitures, donc les autos sont abandonnées un peu partout, souvent même sur le bord des rues dans des quartiers où on doit circuler.
Une grande partie du peuple Martiniquais sont de descendance d'esclaves africains qui ont été importés ici, malgré eux, aux 17e et 18e siècle, jusqu'à leur libération en 1848. Quoique le principe de fonctionnement est resté sensiblement le même par la suite, avec un contrat "employé/employeur", sans vraiment de rémunération, compensant avec la nourriture et l'hébergement, les coups de fouet en moins. N'ayant aucune autre possession, l'africain "ex-esclave" restait avec son ex-maitre / employeur.
Dans la plupart des pays civilisés, on entend souvent dire qu'une minorité de gens/entreprises possèdent la presque totalité des acquis d'une nation. Ici aussi, la règle s'applique. Les "békés" (gens de race blanche qui parlent créole et qui sont nés ici) sont un petit groupe de gens ultra-riches qui possèdent la majorité des entreprises. Les gens semblent s'en accommoder car, sans eux, il n'y aurait pas d'économie locale et d'entreprises pour les engager.
En ce qui concerne l'histoire, les premières nations (les kalinagos, qui provenaient du Vénézuela) ont été éliminés au milieu du 17e siècle par les religieux dominicains, après plusieurs années de batailles.
Concernant la faune, c'est assez tranquille. Quelques sortes d'oiseaux, une dizaine de sortes de lézards (mais on en voit à profusion), ainsi que quelques iguanes. Des chiens et chats errants, sans plus. Il y a aussi des mangoustes et des oppossums (ceux-ci sont actifs la nuit), et dans l'eau on peut retrouver des poissons colorés ainsi que des tortues. Bref, rien quand on compare avec le Costa Rica. Mais une mention honorable aux fourmis et moustiques, grâce auxquels on se ramasse avec plein de boursoufles sur les jambes!!!
Va-t-on retourner en Martinique éventuellement ? Peut-être, pour savourer les magnifiques plages, mais aussi et surtout pour retourner jaser avec Jean-Paul et Mylène à La Trinité, et aussi avec Claire du "Créole Arts Café" à St-Pierre.

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